Des Carpates jusqu’aux plaines américaines, ce programme révèle la puissance des traditions folkloriques d’Europe centrale et leur empreinte sur trois compositeurs majeurs.
Ligeti en stylise les timbres et les couleurs dans son Concert Românesc, hommage rêveur aux mélodies de son enfance. Bartók sculpte dans son Concerto pour violon nᵒ 2 un dialogue fascinant entre lyrisme incandescent et rythmes asymétriques venus du terroir, une œuvre d’une vitalité irrésistible que magnifiera Leila Josefowicz. Quant à Dvořák, il transpose l’esprit de sa Bohême natale dans sa Symphonie « Du Nouveau Monde », un chant d’exil et d’espérance devenu l’un des sommets du répertoire. Sous la direction inspirée d’Alain Altinoglu, ce voyage s’anime avec éclat, entre racines profondes et horizons lointains.
