Entre Brahms et Nielsen, un fil invisible relie deux visions du romantisme : la rigueur du premier, la modernité inquiète du second.
Avec le Concerto pour piano nᵒ 2, Brahms sculpte une musique d’architecture classique et d’émotion contenue, que Garrick Ohlsson déploie avec noblesse et clarté. De son côté, la Symphonie nᵒ 5 de Carl Nielsen est une œuvre tendue, traversée de conflits et de silences, miroir des déchirements du XXᵉ siècle naissant. Héritier du souffle brahmsien, Nielsen en pousse les limites jusqu’à l’urgence et la quête de lumière. Sous la direction d’Osmo Vänskä, l’OSM fait dialoguer classicisme et modernité, paix et tumulte, dans un concert d’une intensité saisissante.
