Rafael Payare nous invite à redécouvrir trois visages d’un génie qui savait tout embrasser : le recueillement, la fête et la grâce.
Dans la Grande messe en ut mineur, Mozart transforme l’amour en nécessité créatrice. C’est pour Constance, convalescente, qu’il entreprend cette œuvre de dévotion intime, vaste cathédrale musicale où la ferveur spirituelle se mêle à l’élan humain le plus ardent. Le Gloria, à l’architecture démesurée, semble vouloir remercier la vie de l’avoir rendue à lui tandis que le Kyrie porte la gravité d’un cœur qui a frôlé la perte. Tout y respire la passion transfigurée, l’ardeur intérieure, la quête de consolation. Pour compléter cette soirée tout Mozart, on retrouve deux joyaux : l’élégance nocturne d’Eine kleine Nachtmusik, puis l’éclat jubilatoire de l’Exsultate, jubilate.
