Un souffle hispanique traverse ce concert, un fil incandescent reliant nature, mythe et fascination pour l’ailleurs.
La Symphonie nᵒ 4 de Jimmy López, inspirée par l’éclipse solaire de 2024, traduit en musique la puissance primitive des phénomènes célestes : tremblements de lumière, ombres mouvantes, vertige du monde suspendu. Cette aura ensorcelante se prolonge dans la Danse mystique de Charlotte Sohy, où la nature devient rituel, éclat, enchantement. Dans ce décor surgit l’Espagne rêvée : celle, chatoyante, de Debussy dans Ibéria, et celle, hybride et singulière, de Lalo dans la Symphonie espagnole. Ni tout à fait concerto, ni tout à fait symphonie, cette œuvre mêle noblesse germanique, accents andalous et sensualité violonistique – un écrin idéal pour Kerson Leong, dont la sonorité magnifie chaque contour. Un programme où l’imaginaire s’embrase sous le soleil d’une Espagne mythifiée.
