Charles Richard-Hamelin, Meagan Milatz et Kevin Chen s’y croisent, s’y provoquent et s’y rejoignent dans un esprit de camaraderie digne de Mozart.
Mozart en sol mineur : une couleur rare, presque une signature émotionnelle. Dans la Symphonie nᵒ 25, le jeune Mozart éclate dans un Sturm und Drang fougueux avec une intensité dramatique que son époque n’attendait pas d’un garçon de dix-sept ans. Des décennies plus tard, la Symphonie nᵒ 40 reprend la même tonalité mais l’habille d’une maturité vertigineuse : équilibre souverain, tension intérieure, pureté tragique. Une vie entière sépare ces deux œuvres, comme si Mozart se répondait à lui-même à travers le temps. Entre les deux surgit une fantaisie toute mozartienne : le Concerto pour trois pianos en fa majeur, un trialogue plein d’espièglerie, de charme pastoral, de dialogues inattendus.